Bixi (entreprise commerciale)

Un article de la Mémoire du Québec (2020).

  • Éphémérides -


2007 (Octobre) La Ville de Montréal accepte loffre de Stationnement de Montréal de mettre en place un système de partage de bicyclettes ; le projet vise à doter le système de 2 400 bicyclettes et 300 stations ; le coût estimé est de 15 M $ pour les études préliminaires, les études légales, le design et la fabrication des bicyclettes et des terminaux, recherche et développement technologique ; la Ville de Montréal n'entend pas débourser quoique ce soit, les dépenses étant assumées par Stationnement de Montréal et financées par un emprunt bancaire de telle sorte que les redevances annuelles de Stationnement de Montréal à la Ville de Montréal ne seront pas affectées.
Stationnement de Montréal fonde la Société de vélo en libre service -SVLS à qui elle prête un capital de départ de 33 M $.
2008 (Automne) La Société de vélo en libre service -SVLS choisit le logo Bixi formé de la première syllabe de Bicyclette et de la dernière de Taxi.
2009 (12 mai) Lancement des Bixis ; pour la première saison, la Société de vélo en libre service compte 3 000 bicyclettes et 300 stations ; l'abonnement est de 78 $ par année. En 16 jours, on compte 26 000 randonnées en Bixi, et 100 nouveaux abonnés par jour. En six semaines, plus de 1 million de kilomètres sont parcourus en Bixi.
2010
Les Bixis font leur entrée à Londres, Boston, Toronto et Ottawa-Gatineau.
(Avril 2010) La deuxième saison de Bixi s'engage avec 5 000 bicyclettes et 400 stations.
(Août 2010) Préoccupé par la possibilité que les bilans la Société de vélo en libre service puissent avoir un effet négatif sur celui de la Ville, Jacques Bergeron, le vérificateur général de la Ville de Montréal commence une enquête dans les livres de cette société. Le président de la Société de vélo en libre service, M. Roger Plamondon, affirme que la Ville ne sera pas affectée par la dette de sa société et que les contribuables de Montréal ne subventionneront pas les systèmes Bixi établis dans d'autres villes. Il affirme qu'au cours des 5 prochaines années sa société va générer suffisamment de liquidité pour que la dette soit totalement acquittée et il ajoute que le plan d'affaires ne coûtera pas un sou aux Montréalais.
(30 avril 2010) Stationnement de Montréal doit payer 42,5 M $ en redevances pour les revenus du stationnement dans la ville pour l'année 2009 ; l'organisme est incapable de remettre cette somme à la Ville à cause du prêt consenti à la Société de vélo en libre service.
(Décembre 2010) La Ville propose un plan de restructuration de la Société de vélo en libre service pour lui permettre de continuer son expansion ; ce plan prévoit que la Ville de Montréal garantira les emprunts et marges de crédit de la Société ; si celle-ci faisait faillite, la Ville de Montréal pourrait être engagée pour une somme de 104 $. Manon Barbe, membre du comité exécutif de la Ville, affirme que le risque en vaut la peine parce que le Bixi est populaire à Montréal et que les ventes internationales contribuent à la réputation de Montréal et, éventuellement, financeront l'essor de ce service à Montréal.
2011
(12 avril 2011) La troisième saison de Bixi s'engage avec 5 050 bicyclettes et 405 stations ; l'aile arrière des bicyclettes est maintenant affublée d'une annonce publicitaire.
(6 mai 2011) Bixi aurait mis à pied 9 de ses 70 employés à cause de contraintes financières.
(12 mai 2011) La Ville prête directement à Bixi la somme nécessaire (37 M $) au remboursement de son emprunt à Stationnement de Montréal et elle annonce qu'elle garantira un emprunt de 71 M $ pour l'aider à financer son expansion internationale ; le total de l'engagement de la Ville atteint 108 M $, 4 M $ de plus que ce qu'elle anticipait en décembre 2010. (13 mai 2011) Le président du Comité exécutif de la Ville déclare que la Ville ne peut pas attendre le rapport du vérificateur général pour agir parce que Bixi n'a plus de liquidité pour opérer et est sur le bord de la faillite ; la Ville a préparé des plans pour retirer les bicyclettes Bixi des rues de Montréal auquel cas, il est à craindre que les 40 000 abonnés entreprennent un recours collectif.
(17 mai 2011) Le Conseil de la Ville approuve le plan de relance de 108 M $, les partis d'opposition Vision Montréal et Projet Montréal s'y opposant.
(Juin 2011) Le vérificateur général dépose un rapport dévastateur sur les problèmes administratifs de la Société de Vélos en libre service - SVLS ; Le Gouvernement du Québec oblige Bixi à se départir de ses activités internationales.
2013
(27 mai 2013) Le maire de New York inaugure le système appelé City Bike installé par la compagnie Bixi ; 6 000 bicyclettes sont ainsi mises à la disposition des New Yorkais.
(Juin 2013) La SVLS se rend à l'évidence : il n'y a pas d'acheteur pour sa division internationale.
(24 juillet 2013) La ville de Vancouver décide d'installer le système de vélo BIXI (25 stations, 250 bicyclettes et 475 points d'ancrage, à compter de 2014) ; l'abonnement annuel pourrait être de 95 $ à Vancouver.
(Septembre 2013) Le vérificateur général émet son inquiétude sur la capacité de SVLS à poursuivre ses opérations ; le gouvernement du Québec promet une aide financière.
(Décembre 2013) Le ministère des Finances et de l'Économie du Québec refuse la demande d'aide de SVLS. SVLS verse 223 000 $ en primes à ses 38 employés.
2014
(20 janvier) La SVLS se met sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers ; c'est la faillite. La Ville de Montréal, qui a assumé les dettes de la compagnie, acquiert les opérations montréalaises de l'entreprise.
(11 avril 2014) Bruno Rodi offre d'acheter la division internationale de Bixi au prix de 4 millions ; le syndic rejette une offre de 5,5 millions $ faite par la compagnie américaine Reqx Venture parce que cette dernière offre n'a pas été faite à l'intérieur des délais prescrits par le Syndic de la faillite.

(Source : La Presse, 21 janvier 2014, page A5, Le Devoir, 29 janvier 2014, page A4)

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