Garneau (Blanche)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Le 20 ou 22 juillet 1920, à 18 h 30, Blanche Garneau, une célibataire de 21 ans, quitte le magasin de thé où elle travaille sur la rue Saint-Vallier du quartier Saint-Sauveur pour rentrer chez-elle dans le village de Stadacona de Québec ; son amie , son amie, Édesse May Boucher l'accompagne jusqu'aux abords du parc Victoria ; elle emporte un drap qu'elle doit nettoyer ; son cadavre dont la main tenait un mouchoir aux initiales H. D. est découvert le 28 juillet 1920 recouvert de la tête aux genoux du drap, dans la vase sur la rive de la rivière Saint-Charles dans le parc Victoria par deux enfants qui cueillaient des cerises sur le bord de la rivière Saint-Charles. ; le cadavre gisait sur le dos à seulement 10 mètres du chemin de fer ; elle avait été droguée, violée, puis assassinée par étranglement ; William Palmer et Raoul Binet sont arrêtés et accusés du meurtre de Blanche Garneau ; le 2 novembre 1921, William Palmer et Raoul Binet sont acquittés des accusations d'avoir tué Blanche Garneau ; Palmer avait un alibi solide et Binet admit avoir menti en disant qu'il avait vu Palmer tuer la jeune fille ; Binet est condamné à 5 ans de prison pour parjure ; le journaliste John Roberts fonde le journal The Axe et offre une récompense de 5 000 $ pour toute information qui permettrait de faire condamner les meurtriers de la jeune fille ; son journal fait état d'une rumeur à l'effet que le fils de l'un des personnages les plus haut placés de la province pourrait être l'assassin, que le fils d'un autre personnage public serait impliqué et que deux membres de la Législature de la province seraient responsables ; Roberts est accusé de libelle diffamatoire à l'endroit de la Législature ; Roberts est amené à la barre de l'Assemblée législative qui le condamne à un an de prison pour offense à la dignité de ses membres ; le premier ministre, Louis-Alexandre Taschereau institue une commission royale d'enquête pour faire la lumière sur des allégations de cover-up (tentative d'étouffer l'affaire) ; cette commission blanchit les fils des députés Charles-Abraham Paquet et Martin Madden que les rumeurs visaient. Les assassins de Blanche Garneau n'ont jamais été découverts.


  • Bibliographie -


Qui a tué Blanche Garneau (Réal Bertrand, Éditions Quinze, 1983)
Un viol sans importance (roman, Jean-Pierre Charland Éditions du Septentrion, 1998)


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